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De plus en plus de logements vacants qui font monter les prix.

Tandis que le marché de l’immobilier semblait entrevoir une sorte de crise suite à l’année 2020, il semble que de plus en plus de logements vacants fassent montrer les prix, notamment à Paris.
Qu’en est-il réellement ? Quelle est la situation immobilière en ce 4e trimestre 2021 ?

Un aperçu du paysage immobilier actuel

En 2021, avec un chiffre estimé à 37,2 millions, la France comptabilise 200 000 logements en plus sur le marché par rapport à l’année 2020. Cependant, le nombre de ces logements augmente moins vite que les années passées, affichant un taux de croissance de 0,7 % en 2021 contre 0,9 en 2020 et même 1 % en 2019.

Comment s’explique ce ralentissement ?
En parallèle, les changements d’usage des locaux d’habitation (on parle ici de désaffectation) ainsi que les démolitions ont réduit le parc immobilier.
Ainsi, il y aurait 82 % de résidences principales sur le territoire, 10 % de résidences secondaires ou de logements dits occasionnels et 8 % de logements vacants.
Et l’on remarque que la part des résidences principales régresse au profit des logements vacants.

Les logements vacants, un phénomène qui inquiète

Tandis que le parc immobilier a augmenté de 1,1 % par an depuis près de 40 ans, le taux de croissance diminue petit à petit. Et depuis 2006, le taux de logements vacants augmente.
Cette vacance s’explique notamment par une inadéquation entre l’offre et la demande en matière de localisation, de taille, de prix des logements sur le marché.
Comme la population vieillit, la vacance s’explique également par le départ en maison de retraite de personnes âgées alors que leur logement n’est pas mis en vente ni en location.

Ce phénomène de vacance n’est pas réservé aux zones rurales ou aux petites et moyennes villes.
Par exemple, Paris comptait en 2020 près de 18 648 appartements vides depuis plus de 2 ans, sont environ 1,3 % du parc immobilier parisien.
Cette vacance urbaine n’est pas de nature frictionnelle, c’est-à-dire qu’elle n’est pas liée à un changement de propriétaire ou de locataire. Ce sont les Ier, IIe, IIIe et IVe arrondissement sur la rive droite et les VIe et VIIe sur la rive gauche qui détiennent un taux d’inoccupation relativement conséquent.

La crise sanitaire a permis à de très nombreux acquéreurs déconfinés de quitter les centres des grandes métropoles en ciblant des biens plus spacieux, moins chers, souvent situés en périphérie éloignée.
Dès lors, on constate une chose : les prix de l’immobilier grimpent plus rapidement dans les villes périphériques et dans les zones rurales qu’au cœur des grandes villes.

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